14.02.2012

Où je me souviens de "L'ange exterminateur", un film de luis Bunuel.

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Synopsis (Wikipédia) :

Lors d'une réception organisée chez un notable se produit un étrange événement : nul ne semble pouvoir partir; tout d'abord parce que le départ de chacun est toujours reporté par un événement quelconque, puis, à partir du matin, se manifeste une impossibilité physique de sortir de la maison. Seuls les notables sont présents, en compagnie de leurs épouses, les domestiques ayant tous démissionné avant le début de ces évènements mystérieux.

 

 

 

Des mois que je me dis qu'il faut que je rappelle les copains, que j'y pense au moins une fois par jour. Il y a des soirs où je sens que la décision a été prise quelque part dans une case de mon cerveau, dans un sursaut de renaissance, de retour à la vie. C'est comme les toussotements que donne un moteur après multe coups de clefs. On se dit : ça y-est, il va redémarrer ! Puis plus rien. Et je remets à plus-tard. Même mes posts, il m'arrive de plus en plus souvent de les écrire et d'en remettre la publication à plus tard, et là c'est grave.

Ça me fait penser à ce film "L'ange exterminateur", un film de luis Bunuel (1962): au terme d'une surprise partie, les invités sont frappés d'une crise d'"aboulie" : ils ne sont plus capables de rien vouloir. Ils resteront 5 jours dans le salon sans pouvoir en franchir le seuil, symbole de la reprise des relations avec le monde.

Ce film m'avait marqué. J'étais ado alors et particulièrement impressionnable et à chaque fois que je remets mes coups de fils au lendemain (ou toutes autres choses), je revois ce salon et ces gens qui ne pouvaient plus en sortir.

 Et puis il y a d'autres raisons plus terre à terre. J'ai deux sortes de copains : Ceux qui me snobent, me titillent (souvent par dépit) et les autres qui ne voient en moi qu'un bon coup et prendraient mon appelle pour une acceptation à baiser. Dans le milieu gay c'est : soit on laisse indifférent, soit on excite les hormones. Le sexe ou rien. Les vrais copains comme on en connait dans le milieu hétéro, ceux avec qui l'on passe une bonne soirée pour le seul plaisir d'être ensemble, je n'ai jamais connu.
Ça m'est souvent arrivé de passer une soirée avec quelqu'un à qui parler, en sachant que ça se terminerait (immanquablement) par une partie de jambes en l'air. J'acceptais. Mais à présent je n'ai plus envie de le faire. Une question d'âge peut être : on s'offre plus facilement à vingt ans, on a moins de principes, ça fait partie du jeu. A moins que ce ne soit pour cette raison que, si l'on refuse les avances au moment décisif, si l'on repousse la main baladeuse, l'autre nous fait passer pour une mijaurée. Combien de fois j'en ai entendu des histoires comme ça : des mecs qu'on descendait, que l'on faisait passer pour des allumeurs, parce qu'au bout du compte, ils n'ont pas couché.
Aujourd'hui, j'ai le sentiment que j'acceptais de faire la pute, d'endosser le rôle du garçon facile. Et pas pour de l'argent, non, juste pour une présence : pour échapper le temps d'une soirée à la solitude, en échange d'un moment de réconfort. Les échanges désintéressés, les moments d'amitiés vraies parce que simples et désintéressés, même avec des mecs plus jeunes que moi (voire, bien plus jeunes que moi), je les compte sur les doigts d'une main.

Ça vient peut-être de moi (on m'a toujours dit que j'avais un beau cul), de l'image que je renvoi : le garçon ni beau ni moche, qui semble une proie facile parce qu'un peu perdu en lui ; à moins que ce ne soit inhérent au milieu gay où entre mecs les relations semblent à l'identique de ce que l'on retrouve entre garçons et filles chez les hétéros.

Bref je n'ai rappelé personne.

19:34 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Perso, j'ai des amis gays avec lesquels je m'entends plutôt bien. Et je n'ai pas eu besoin de coucher avec eux pour apprécier leur présence. Je ne jette pas la pierre car mon premier mec tous ses amis gays étaient ses ex-amants.
C'était juste pour témoigner que ça existe.

Écrit par : comdhab | 18.02.2012

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