06.02.2012
La passion des garçons.

Souvent en quittant le bureau, plutôt que de rentrer directement chez moi, je me trouve une bonne raison de m'attarder sur Paris : une visite à la librairie "Les mots à la bouche" à la recherche d'un roman qui me fasse oublier la fin tristounette de celui que je viens de terminer, et si le temps si prête, une balade sur les quais des Tuileries. Juste pour le plaisir de croiser un regard, de feuilleter au milieu de la foule, tous ces beaux garçons qui s'offrent à moi comme autant de photos d'un album de charme.
J'aime la foule anonyme des grandes villes qui nous ragaillardie, l'espoir qu'elle porte en elle et nous laisse à penser qu'il y a quelque part un garçon qui nous attend.
Le métro est aussi un de mes lieux de prédilection, l'humeur y est plutôt badine. J'aime son odeur, j'aime m'engouffrer dans l'une de ses bouches, me promener dans le dédalle de ses couloirs. Un copain m'a expliqué que c'est sans doute parce que nous avons été "trimballés" (dans notre petite enfance), dans ce réseau souterrain de Paris, que nous ressentons se sentiment indicible, auquel les autres nous répondent lorsqu'on l'évoque, d'une moue dubitative. L'appelle de la forêt en quelle que sorte. Et puis à chaque fois que je me retrouve dans uns de ses stations, il y a toujours un visage qui semble m'attendre, un petit parisien ou un garçon exotique, qui accepte mon regard, puis une fois monté dans la rame me jette des petits coups d'œil intéressés et contenus, mystérieux. Et moi, comme un peintre devant son modèle, je le scrute, me fais une idée de lui à la façon avec laquelle il s'habille, se tient debout ou assis, m'amuse de ses regards à la fois refusés et offerts, mais jamais réprobateurs. J'analyse le jeu de ses mains, ses mimiques, détaille les traits et la carnation de son visage et aux saisons plus clémentes tout ce qui de son corps s'offre à mon regard. Et si je suis tout à fait séduit par le portrait, entre deux regards volés au milieu du vacarme assourdi de la rame, je me pose tout un tas de questions : où il va, qui il est, de quoi est faite sa vie.
C'est de là que me vient mon amour de Paris et ce qui nourrit ma passion des garçons.
J'en ai plein de ces photos de garçons prises dans les transports, dans des restos, ailleurs. Je les ai classées dans un dossier que j'ai nommé :
photos volées.
10:16 Écrit par patblog dans Carnet, Garçons de rêve | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







Commentaires
Connais tu www.tubecrush.net (anglais) ou www.subwaycrush.net (new yorkais) ?
;-)
Écrit par : Kigou | 08.02.2012
Je ne connaissais pas ce site (Tubecrush), merci ! C'est marrant, ça m'a fait penser que j'en ai plein de photos comme celles-ci, prises dans les transports ou ailleurs ; je voulais les publier dans un album mais je n'ai jamais osé. Trop timoré, je suis !
Écrit par : Patinter | 08.02.2012
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