26.01.2012

Tan Lines, de Ed Aldridge.

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Tan Lines. Impossible de retenir ce titre et pourtant c'est le film que je ne me lasse pas de revoir et entre tous, celui dont j'ai le plus envie de vous parler.

 

 

 

 

 

 

 Bernard Alapetite, d'un ton condescendance (voire détestable) et usant de petites phrases assassines en a fait une critique au vitriol. Il reproche au réalisateur un certain amateurisme, dénigre les scènes de surf (mal filmées), les plans sexe qui manquent d'éclairage (!), annote à l'encre rouge des "dialogues bâclés", des textes "pas assez travaillés" ; rien n'est épargné et lorsqu'il trouve quelque chose de bon dans ce film, il trouve encore le moyen de dénigrer. On se croirait revenu sur les bans du collège.
Certes je n'ai pas l'expertise de ce "cinéaste", dont l'analyse me fait songer à l'aigreur d'un technicien de plateau et je veux bien admettre que les scènes de surf n'auraient pas leur place dans un reportage sur ce sujet et les plans sexe la leur dans le catalogue de "Bel ami" ou de "Cadinot", où l'éclairage et la plastique des corps sont les seuls critères. Mais ce n'est pas ce sur quoi je m'arrête en regardant un film qui aborde ce thème qui m'est cher : la différence de genre.

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Tan Lines, c'est l'histoire d'un garçon (Midget) qui se cherche tout en rêvant d'ailleurs, de voyages, avec une naïveté et une arrogance propre à son âge, le tout sur une petite île balnéaire Australienne qui semble coupée du monde.  Après plusieurs années d'errance Cass, gay notoire, rentre chez lui pour un bref séjour. Entre lui et le Midget va naitre une idylle aussi brève que passionné, mais révélatrice pour le jeune garçon.

 (Désolé, je suis absolument nul quand il s'agit de résumer une histoire, un film ou un livre, d'en faire la synthèse, et je ne peux me résoudre à faire du copier/coller. Regarder plutôt le film !)


 Les acteurs sont naturels, spontanés, l'histoire crédible et le tout, malgré un budget qui n'a rien à voir avec celui des productions Hollywoodienne, convaincant. C'est si vrai qu'en relisant les dénigrements du réalisateur de "Comme un frère", je me suis dis qu'il fallait probablement rechercher ailleurs les raisons, de ce qui me fait penser plus à une rancœur de bas étage qu'à une critique objective.


Tan Lines, c'est aussi la fraicheur d'une histoire simple racontée simplement. Un petit film sans prétention que je me repasse avec toujours le même plaisir, en découvrant à chaque fois un détail qui m'avait jusqu'alors échappé et qui ajoute à cette histoire. Et je me f… bien de savoir si je peux compter les poiles sur les fesses du jeune Midget Hollow (le délicieux, Jack Baxter). Ce qui nous est caché n'en est que plus désirable.

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Alors si vous voulez passer un bon moment devant votre écran, et ne savez plus vers quelle jaquette vous tourner, si comme moi vous n'avez pas trouvé votre bonheur dans la série : "plus belle la vie", que votre cerveau se refuse à se ramollir devant " scène de ménage", n'hésitez pas, Tan Lines est le film que vous cherchez. Je vous assure que l'histoire est intéressante et le jeune Midget Hollow, (malgré les faiblesses de l'éclairage) exquis.

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