07.12.2011

LOVE of SIAM, de Chookiat Sakveerakul.

love of siam, theme gay,homosexualité

 

Ne dépensez pas un centime d'euro dans l'achat de ce DVD, ne le téléchargez  même pas, ce serait gâcher de la bade passante pour rien et puis c'est illégale ! Pour ma par j'envisage de le ramener à la boutique ou sinon d'acheter un litre d'essence pour le bruler au milieu de la pelouse, façon sacrifice rituel. Vous l'avez compris, je m'attendais à autre chose, j'ai été déçu !

 

 Encore un film qui nous ressasse le thème éculé de l'amitié ambiguë entre deux garçons où l'un est gay et l'autre pas et de l'amour impossible qui en découle. Tong et Mew, deux amis d'enfance se retrouvent après une longue séparation. Jusqu'à la dernière minute le réalisateur va entretenir, non sans une certaine perversité, le doute quant aux sentiments de l'un des garçons (Tong) et la nature de son attirance pour son ami (Mew), qui n'a d'yeux que pour lui.
Le film est parcouru de ces moments d'ambigüité qui entretiennent adroitement dans nos esprits l'espoir improbable, mais tant attendue d'une fin heureuse. En somme un exercice de sadomasochisme sentimental, savamment orchestré, fignolé, réglé comme une bombe à retardement par des doigts d'orfèvre. J'en veux pour preuve cette scène où les deux adolescents se retrouvent à la fin d'une soirée, assis côte à côte sur un banc. La nuit est tombée, ils sont seul. Tong, celui dont on se demande s'il partage la même sensibilité que son copain, enroule son bras autour des épaules de ce dernier, se penche vers lui ; leur front se touchent et il lui décoche un long baisé, qui nous fait frémir des pieds à la tête et nous dresse le poil jusqu'aux endroits les plus parfaitement imberbes. Moi qui me sentirais incapable de rouler un patin à un garçon qui ne m'attire pas, je tique à l'idée qu'un mec qui n'est pas gay, puisse embrasser un garçon, fût-il son meilleur ami et pour cette même raison, avec tant de tendresse, et de volupté.
A coups de regards et de gestes équivoques, le réalisateur, Chookiat Sakveerakul, nous tient en haleine jusqu'au derrière instant, lorsque ces deux garçons se font face dans une ultime retrouvaille. Et lorsque l'on croit qu'une fin heureuse est proche, Tong lâche la phrase qui tue :" Je ne pourrai jamais être ton petit ami…" Les bras nous tombent, le sourire de Mew, qui pensait son rêve réalisé, se fige et toute la peine du monde s'abat sur les épaules du pauvre garçon.
Cette fin mélodramatique nous laisse au fond du cœur un goût pathétique et amer et le sentiment d'avoir perdu son temps. Mais, si malgré tout, vous sentez vos canaux lacrymaux de taille à affronter le challenge, et décidez de vous procurer ce film, préparer vos mouchoirs ou plutôt une serviette éponge, genre sortie de bain.

Sinon, tournez-vous vers des films bouleversants, intelligents, réalistes, comme Defying gravity ,ou Shelter, Maurice, leFil… qui ont raflé, non sans raison, tant de prix et de nominations, nous apportent un souffle nouveau et même si c'est difficile, nous montre que l'homosexualité, c'est possible ( n'en déplaise à certains).

Commentaires

Tout d'abord ton analyse des films que j'ai eu l'occasion de voir tout comme toi et sans appel. Tu trouves le ton, les mots juste pour exprimé de façon précise l'émotion, le ressentit face a un tel flot (parfois) de "bêtise". J'ai été plus que déçu du dénouement de ce film. A ma décharge je me suis reconnu tout simplement comme celui qui aime, qui espère, pour au final entendre: >. Tout comme Mew. A croire que ce sentiment est connu de tous et de toutes également. Il est bien dommage que la fin ne soit pas comme il aurait du être pour récompenser tant d'attente.

Écrit par : FabeStar | 30.12.2011

Merci.

Écrit par : Patinter | 30.12.2011

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