28.11.2011

Réponse au commentaire d'André Aciman, pour son roman : Plus Tard ou jamais.

André Aciman,Plus tard ou jamais,gay,roman

 

"Difficile de comprendre si vous avez aimé ou bien vraiment détesté ce roman. Qu'il vous ait touché est peut-etre ce que tout écrivain souhaiterait. Très amicalement, André"

 

 

Si j'avais détesté ce roman je n'aurais pas pris le temps de le lire jusqu'au bout et encore moins d'écrire ce billet, ou alors juste une ligne. Le fait est que cette histoire m'a bouleversée, qu'elle m'a touchée, certes, mais pas là où je l'aurais souhaité. Ce cri du cœur qui résonne dans le souvenir d'un été disparu, ce garçon emprunt d'une infinie tendresse, laissé pour compte, abandonné à la nostalgie de cet amour à jamais perdu ; tout cela m'a serré le cœur et plongé dans une profonde tristesse.
Et puis l'apothéose, ces évocations morbides qui clôturent l'histoire et résonne comme un chant désespéré : "Tu es la seule personne à qui j'aimerais dire adieu quand je mourrai, parce que seulement alors cette chose que j'appelle ma vie aura un sens… Et si j'apprenais que tu étais mort, ma vie telle que je la connais, le moi qui te parle maintenant cesserait d'exister.", ont fini de me remuer les tripes. Ce n'est pas tout à fait ce que j'attends d'une lecture, ce dont j'ai besoin, là ou j'aimerais être touché. C'est ce que j'ai voulu exprimer à travers ce billet.
Pour répondre à la question que vous vous posez,  je dirai que j'ai aimé le style et la qualité d'écriture de ce roman qui témoigne d'un talent exceptionnel, d'une faculté rarissime à exprimer ce que peuvent ressentir dans le tréfonds d'eux même ces deux êtres pourtant si différent de vous par leur nature . J'en veux pour preuve la réponse du libraire des "mots à la bouche" à qui je demandais conseille quant au choix d'un nouveau roman en prenant celui-ci comme exemple : "Humm… Vous mettez la barre très haute !". Je vous avouerai aussi que j'ai dévoré avec passion la première partie du livre, où ces deux garçons vont découvrir que derrière leurs rebuffades, se cache une même attirance et qu'ils caressent en secret un semblable désir. Ce long cheminement de l'un vers l'autre m'a touché au plus profond de moi. Quant au dénouement (l'objet de ce roman, pour lequel cette mélodie amoureuse, qui précède, semble avoir été écrite pour lui donner plus de résonnance) il m'a glacé le cœur, et je le ressens encore comme une blessure intime. Pour sûr, moi qui ai tant de peine à retenir les noms, je n'oublierai pas le votre.
D'aucun diront que je suis par trop sensible et m'implique plus que de raison dans mes lectures… J'ai aussi un gros défaut, c'est d'exprimer ce que je ressens tel-quel, sans chercher à faire plaisir, sans aller dans le sens commun.

Je vous remercie d'avoir accordé un peu de votre temps à la lecture de ce billet.
Très amicalement, Patrick.

 

27.11.2011

Homophobie au berceau de l'humanité ?

gay,homophobie,illico,homo,afrique

 

 

David Cameron inspiré par Satan,
selon le président Mugabe.

 

 

 

 

Je suis tombé sur cet article publié sur l'excellent site  E-llico.com auquel je suis abonné. (Site que je vous recommande si vous souhaité vous tenir informé sur l'actualités Gay et Lesbienne.). Il est rare que je me hasarde à commenter l'actualité, mais celle-ci, qui m'a particulièrement révolté, méritait que je m'y arrête et la relaye.

 

gay,illico,homo,paris, marais

En résumé le premier  Ministre Britannique, David Cameron a déclaré que "les pays qui veulent l'aide britannique doivent accepter l'homosexualité."
Déclaration à la quelle le président du Zimbabwe a répondu en ces termes :

"Le Premier ministre britannique David Cameron est "inspiré par Satan" lorsqu'il propose de conditionner l'aide de la Grande-Bretagne au respect des droits des homosexuels. Faire une suggestion aussi diabolique est stupide (…) Ne soyez pas tentés par ça. Vous êtes jeunes. Si vous prenez cette direction, vous serez sévèrement punis (...) C'est condamné par la nature, par les insectes, c'est pour ça que je dis que c'est pire que les cochons ou les chiens".

 Entre nous je ne vois pas ce que ces pauvres animaux, les chiens et les cochons, on a voir dans tout cela (?!) et je ne savais pas, non plus, que les insectes étaient homophobes, mais pour sûr je saurai m'en souvenir ! De tels propos seraient risibles si ce Pauvre demeuré, n'était pas à la tête du Zimbabwe et ne plaidait pas, à cette fonction, depuis des décennies, pour réprimer l'homosexualité dans son pays, et n'incitait ses ouailles à la délation.

Quant à cette déclaration du premier ministre Britannique, j'ignore si elle est sincère ou si elle cache une quelconque manœuvre politicienne, mais toujours est-il, quelle mérite qu'on la salut et que bien d'autre nations s'en inspirent, à commencer par notre chez pays des droits.

Déconcerté par cette article, je suis allé faire un tour sur le web pour m'informer un peu plus sur le sujet et j'ai découvert en parcourant des sites dont le sérieux et l'impartialité me semblent incontestables, que près de quarante pays africains réprimaient l'homophobie ; sanctions qui vont de l'emprisonnement, à des projets de loi condamnant ces pratiques sexuelles à la peine de mort, en passant par les séances de lynchage, administré par les citoyens eux même. Au Cameroun deux gays ont été récemment condamnés à croupir 5 ans, au fond d'une cellule, pour s'être adonné à des rapports contre nature, c'est-à-dire condamnés par les insectes. Si l'on devait me condamner au prorata des relations sexuelles que j'ai eu avec d'autres garçons il me faudrait plusieurs vies pour purger ma peine !
 D'après ce que j'ai pu lire, c'est un peu selon les ethnies. Seule l'Afrique du sud, sans doute le contre coup de l'apartheid, (et l'île Maurice, qui semble lui emboiter le pas), fait figure de mouton noir, en ayant légalisé et reconnu les pratiques sexuelles entre personne de même sexe, allant jusqu'à leurs accorder le droit au mariage et tout ce qui va avec. Mais là encore la rue a parait- il du mal à suivre et la pratique du viole pour corriger, y fait recette.  Ce terme décrit une pratique barbare qui consiste à violer une personne pour la "guérir" de ses orientations sexuelles. Je vous laisse apprécier !

Tout cela m'a tourné la tête pour finalement me rappeler les propos d'un collègue de bureau que j'avais connu lors d'une mission à la Société Générale, un gars d'origine Camerounaise. On ne peut excuser ses propos par un manque d'instruction, ou de culture : il avait passé sa jeunesse et user son froc à suivre des cursus de géologie sur les bancs des universités Française, études qui le conduisirent plus tard à un reformatage professionnel. Je ne me souviens plus comment c'est arrivé, mais toujours est-il qu'il est entré dans notre bureau et s'est mis à vitupérer contre les groupes d'homos qui envahissent les rues du Marais le week-end et qu'il compara à des tribus de sauvages.
En tant que membre actif de ces tribus de sauvages (et au fond de moi fière d'en être), j'aurais du réagir, mais  peut être, voyant que les deux collègues qui partageaient le bureau (par solidarité sans doute, l'un était ivoirien et l'autre guinéen), ne trouvaient rien à redire à ces vociférations homophobes, par peur aussi que mon intervention ne me trahisse, je n'ai pas trouvé le courage et les mots pour réagir. Je me demande, comment ce type prendrait la chose si l'on comparait les familles de noirs qui occupent une partie de l'immeuble en face de chez moi, et s'attroupent devant l'entré une bonne partie du week-end, à des tribus de singes ?!

C'est souvent ainsi : ce sont ceux qui sont les plus exposés au racisme et à l'intolérance qui se révèlent être les maîtres en la matière.

Mais bien entendu, gardons-nous de stigmatiser !

 

Pour prolonger cette réflexion, voici quelques adresses de sites sérieux qui traitent du sujet :

Homophobie en afrique.

Chroniques d'Afrique.

Jeune Afrique.

 

17:03 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.11.2011

Recherche copain sympa sur Oléron, pour sortie en mer. Stop.

plaisance,gay,voile,sortie en mer

 

J'ai un petit voilier que j'ai acquit il y a plus de 10 ans maintenant, un sloop que j'avais acheté alors que je vivais en couple. Je pensais à l'époque que ce bateau pourrait agrémenter nos loisirs et nous rapprocher. Mais l'effet thérapeutique que j'avais escompté n'a pas opéré et j'ai quitté ce garçon peut de temps après cet acquisition. Dès lors je ne sortais plus qu'avec mon père. Au début il m'appelait "Capitaine" et quand je me levais le matin il me disait "Bonjour capitaine ! Alors la marée est bonne ?". Mais plus il a pris de l'âge, plus les escapades se son faites rares et peu à peu le mot "Capitaine" est sorti de son vocabulaire. Aujourd'hui lorsque que je me décide à lui proposer une sortie en mer, il met tant de temps à relever son nez de son journal et à me répondre que je me demande parfois s'il m'a entendu. On accepte difficilement de voir les gens vieillir, encore moins lorsqu'il s'agit de nos parents.


Face à ce renoncement désarmante, l'idée m'est venue que je pourrais rencontrer sur l'île un garçon intéressé par l'idée de tirer quelques bords dans le bassin de la Rochelle, ou d'aguicher le bar du côté des Pertuis. Offrir une nouvelle vie à ce voilier, de plus en plus souvent abandonné à son ponton comme un chien sur une aire de repos et faire quelques connaissances, me taquinent l'esprit et lorsqu'il m'arrive de culpabiliser à l'idée chercher un remplacent à mon père, je m'arrange de ce sentiment en me résignant à cette fatalité que la vie ne va pas sans une part d'égoïsme.


Parfois, je me dis que ce garçon existe,  que nous nous sommes peut être croisés sans le savoir, dans la rue piétonne de saint Pierre, sur un ponton, à la caisse d'un super marcher. Et comme je me plais à idéaliser, cette idée a germée dans mon esprit, s'est entichée que quelques rêveries et revient hanter mes moments de solitude de façon chronique. Mais je me vois mal rechercher ce garçon avec les méthodes que l'on emprunte pour l'achat d'une voiture d'occasion ou d'un appart ; je m'imagine difficilement rédiger une "petit annonce" qui ressemblerait à peu près à ça :

 

            Recherche sur Oléron  équipier sympa pour sortie en mer et plus
            si affinité.
            Bateau fourni.Voiles neuves, cartes marines à jour, équipement de
            sécurité à revoir.
            Couchage à bord possible, petit déjeuner offert.
            Si intéressé, laisser coordonnées.

19:20 Écrit par patblog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le garçon de l'été dernier.

saumonards,oléron,gay,plage,drague

Je viens de passer 10 jours à Oléron chez mes parents et j'y retourne pour les fêtes de fin d'année. Cette maison est en train de devenir ma résidence secondaire. J'y ai ma chambre où j'ai installé un petit bureau d'écolier pour y poser mon ordinateur et j'ai équipés la maison de l'ADLS afin de rester connecté avec le monde.
 Profitant d'une journée ensoleillée je suis retourné à la plage des Saumonards à Boyardville. Le ciel était d'un bleu profond, au loin sur la mer quelques voiles blanches se croisaient devant La Rochelle. Derrière moi, des types au faciès rébarbatif arpentaient la pinède en quête d'un improbable bon coup. À voir leur allure, des mecs du coin, sans doute mariés, bons pères de famille, qui viennent régulièrement faire un accro au contrat. Près des vagues, deux inconditionnels du naturisme, à la chevelure blanche parcourue de reflets jaunâtres et au corps avachis, causaient chiffon. Sous le soleil pâle de novembre ce tableau avait un petit air tristounet.

 

gay,plage des saumonards,drague,oléron

Les tempêtes d'équinoxe ont encore changé le paysage et raviné la dune qui maintenant s'est réduite à une simple bosse qui sépare la plage de la forêt. Il ne subsiste plus rien de ces petits creux juchés sur cette élévation qui se transformaient en nids d'amour pour accueillir les rencontres d'une après-midi dans la chaleur de l'été.  Malgré ces nouveaux bouleversements géologiques, j'ai retrouvé l'endroit où ce garçon, qui m'avait fait rêver l'été dernier, venait poser sa serviette (Celui dont je parle dans le billet " Retour de vacances: Un garçon différent ").
Je me suis assis là, sur ce coin de sable où il venait s'assoir et regardant devant moi avec ses yeux je me suis demandé ce que pouvait faire ce garçon à cet instant où je pensais à lui, s'il était heureux ou triste, dans quelle vie il se promenait et s'il lui était arrivé un jour de se souvenir ces regards que nous avions échangés l'été dernier, sous un soleil plus chaleureux.

Je sais que je ne le reverrai pas, que comme tant d'autres il vaut mieux que les choses restent ainsi. Il ne me reconnaîtrait pas ou ferait semblant de ne pas me reconnaitre et de perdre à jamais tous ces rêves que j'ai formé autour de lui au creux de mon lit, je m'en sentirai encore plus seul.

 

21.11.2011

SHELTER. De Jonah Markowitz.

shelter,gay,homo

Tout simplement génial. S'il y a un film qui mérite qu'on parle de lui c'est bien celui-là. Ce n'est pas un hasard si ce film a fait le plein de Nominations et de récompenses dans les différents festivals gay et Lesbien. Les acteurs sont tous excellents à commencé par Trevor Wright, touchant et inoubliable dans le rôle de Zach, un jeune surfeur californien, partagé entre son identité gay qui se révèle à lui à l'occasion de sa rencontre avec Shaun, le frère de son meilleur ami et l'attachement qu'il voue à sa famille et tout particulièrement à son neveu Cody. Un film qui nous renvoie, enfin, une image positive de ce que peut être la rencontre entre deux garçons qui partage la même attirance et qui effleure dans son dénouement le thème d'actualité qu'est l'homoparentalité.
A voir, absolument.

Bande annonce.

Synopsis (trouvé sur Wiki):

Zach, un jeune surfeur californien, a laissé tomber ses rêves (intégrer une école d'art) afin de se consacrer à sa famille (surtout son neveu Cody), mais Shaun, le frère de son meilleur ami (Gabe), est de retour en ville : tous deux s'engagent dans une relation qui va bouleverser Zach et qui va l'obliger à faire de nouveaux choix...

 

DVD, disponible à la librairie du Marais, "Les mots à la bouche".

16.11.2011

Les Pds seraient-ils tous un peu Marseillais ?!

gay,vantardise,pd,affabulateur

En matière d'expériences sexuelles un Pd ne sera jamais en reste et ne vous laissera jamais le dernier mot. L'autre jour j'étais au téléphone avec un copain et je lui parlais de ma rencontre, dans un sauna, avec un jeune garçon, presqu'un gamin. Une histoire qui remonte à quelques temps déjà. Le jeune qui m'avait mis le grappin dessus était accroupi et s'occupait goulument de moi. Pour le remercier de sa générosité, je l'ai pris sous les aisselles, l'ai relevé puis me suis agenouillé à mon tour. Au moment de dénouer sa serviette celui-ci a brusquement posé ses mains à plat à la hauteur de son entre-jambes comme s'il avait une envie présente. J'ai glissé mes mains sous sa serviette et les ai fait remontées vers son pubis, mais le garçon plaquait les siennes de plus en plus fort pour m'en interdire l'accès. J'ai très vite deviné ce que pouvait cacher son attitude qui m'avait parue dans un premier temps pour la moins déconcertante. Alors j'ai pris ses poignés, de force j'ai écarté ses bras, posé ses mains sur ses hanches, puis dénoué sa serviette.

J'avais vu juste. Sous mon nez son sexe en érection avait la taille d'un pouce et pointait vers le haut comme s'il faisait du stop. Le corps du garçon s'est raidit comme une statue, tétanisé, attendant avec angoisse quelle allait être ma réaction. Moi, passé le premier instant de surprise et ravalant mon sentiment de déconvenue, j'ai gobé ce petit phallus et pour balayer ses appréhensions et lui rendre un peu de confiance, je me suis appliqué à lui procurer tant de plaisir, que j'ai fini par lui arracher de profonds soupirs qui témoignèrent de ma réussite.

Le copain à qui je racontais cette histoire, n'a pas attendu que je finisse mon récit. Il s'est éclaffé à l'autre bout du fil :
"Oh ! Ça c'est rien. Moi j'en ai connu un, son sexe ressemblait à un clito !"
En y repensant je me dis que j'ai manqué de répartie et une occasion de le moucher ; j'aurais dû lui répondre en prenant l'air de me foutre de lui, qu'un sexe qui ressemble à un clito : c'est sans doute un clito, et lui demander si par hasard son mec n'était pas tout simplement une gonzesse !

18:25 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.11.2011

Defying gravity, un film de John Keitel.

defying gravity,gay

Si vous avez envi de passer un bon moment devant votre écran, je vous recommande ce très beau film où sans cliché, sans mélo, John Keitel nous livre une histoire émouvante, touchante, sur la difficulté à accepter sa différence et celles des autres. Une belle leçon d'amour et d'amitié dont les dernières scènes nous serrent la gorge. A voir et à revoir pour n'en pas perdre une miette.

Toutes les notes