12.07.2011
Où je retrouve Nicolas sur Facebook...

Nicolas a du partir en vacances car il n'est pas venu aujourd'hui, je ne l'ai pas vu. Je n'ai rien osé demander à ceux qui le connaissent mieux, de peur qu'ils se doutent de quelque chose. Sur son bureau il traine encore quelques affaires, ce qu'il a laissé en rangeant et qui me laisse penser qu'il reviendra. Je redoutais ce jour et il est arrivé ; je m'y étais préparé à cette absence, je m'étais fait à cette idée de ne pas le revoir avant de longues semaines, je savais qu'un jour je trouverai cette chaise vide et pourtant malgré que je m'y sois si bien préparé, ce bureau trop bien rangé, me plonge dans une profonde tristesse.
Alors, pour tromper cette absence j'ai ouvert google et j'ai tapé ton prénom suivi de ton nom. J'ai trouvé un lien sur Facebook que je n'avais pas vu les fois d'avant, je ne sais pas pourquoi. je l'ai ouvert. Il y avait trois profils. Sur le premier le garçon ne te ressemblait pas, j'ai ouvert le second et c'était toi et ça ma fait tout drôle d'avoir ton visage devant mes yeux. Puis j'ai eu un doute : c'était toi et ce n'était pas toi. Comment expliquer cette impression étrange qui m'a parcouru, ces sentiments contradictoires. J'ai pensé que je m'étais emballé trop vite, dans ce désir de te retrouver, que j'avais pris mon désir pour une réalité. Alors j'ai copié la photo, je l'ai agrandi et j'ai reconnu tes piercings à l'oreille, ton cou élancé, ton sourire heureux sur tes lèvres fines, tes yeux pétillants comme deux diamants, tes longs sourcils qui finissent en pointes sur tes tempes, enfin tes cheveux courts et clairs. Tout cela c'est toi, je n'ai plus de doute, je te reconnais, c'est toi, je sais que c'est toi : Nicola B,le garçon que j'aime, toi qui au début n'était qu'une rêverie et qui à présent ne quitte plus mes pensés, toi qui, nuit après nuit me rejoint dans mes rêves, pour me laisser au matin plus amoureux encore.
Alors d'avoir ça, cette photo de toi, ça me fait tout drôle.
Voilà, maintenant que j'ai sa photo je la regarde, encore et encore ; je n'en fini pas de la regarder cette photo, d'y revenir sans cesse. Je m'arrête d'écrire ce billet pour la regarder et j'ai l'impression qu'il est là, qu'il est un peu là avec moi, et en te regardant je trouve d'autres mots pour dire tout ça. C'est si bon, tellement réconfortant de pouvoir revenir vers toi, de pouvoir penser tout cela, de l'écrire. Et puis maintenant que J'ai cette photo, je sens que je n'ai plus à craindre que l'absence n'efface à jamais son visage de ma mémoire, je n'ai plus cette peur de le perdre pour toujours ; c'est comme un lien qui nous rattache, toi à moi, comme un souffle serein qui me parcoure, comme un soulagement.
Plus tard, par hasard, je retrouverai cette photo, et derrière d'autre corps improbables, des peaux dorées sous le soleil de l'été, d'autres visages souriants, je me souviendrai.
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11.07.2011
cela faisait des mois que je n'avais pas touché un garçon !

Le garçon me suivait sur un petit chemin qui traverse les bois. Quand je m'était retourné il m'avait semblé jeune et agréable à regarder. Je me suis arrêté pour le laisser passer et voir à quoi il ressemblait. C'était un jeune latino d'une vingtaine d'années. Les cheveux noirs coupés courts, un visage séduisant ; sur sa pommette droite un grain de beauté ajoutait à son charme. Une beauté inattendue dans cet endroit. Il m'a dépassé, a jeté un coup d'œil de mon côté, n'a pas paru intéressé et a poursuivi son chemin à travers une clairière, un lieu où lorsque le temps si prête les garçons s'allongent au soleil. Mais se dimanche après-midi le ciel était couvert, le temps parfois menaçant et l'endroit était déserte. Sans chercher à le suivre je me suis dirigé vers un lieu de drague, un endroit au terrain pentu, couvert de haute fougères, idéales pour se protéger des regards. C'est là que je l'ai retrouvé. Il se tenait debout et observait deux autres types d'un certain âge qui m'avaient laissé tout à fait indifférent. Il portant tee short vert qui laissait deviner un corps enrobé et ventru, premier bémol. Au milieu de son short une bosse repoussait le tissu. On remarque tout de suite, dans leur regard, leurs attitudes, ces garçons qui ne sont venu que pour trouver du sexe ; lui de toutes évidences était de cela. A ma plus grande surpris et pour mon plus grand désappointement, il s'est dirigé vers une sorte de nounours. J'ai tourné autour d'eux à bonne distance, puis voyant que le type s'était penché vers le short du garçon je n'ai pu résister à l'envi de m'approcher plus près. Le latino avait sortie une queue qui à la distance où je me trouvais me semblait longue et épaisse et que par moments il la prenait dans sa main pour tapoter le crane du nounours. Une raideur a envahit le haut de mes cuisses.
Leurs ébats n'ont pas duré longtemps, peut être parce que je m'étais approché de trop près à leur goût, ou bien que l'un des deux ne faisait pas l'affaire ; ils se sont séparé très vite.
Le garçon se tenait à nouveau au milieu des fougères, inspectant les alentours à la recherche d'une autre proie lorsqu'il est tombé sur moi. Il a pris un air fatigué et a poussé un soupir. J'ai senti un petit sourire amère plisser mes lèvres et j'ai pensé : " Tu la bien cherché !". Aussitôt après, il a prit un sentier qui descend vers le fond du bois. J'ai hésité un instant avant de le suivre, je sais n'avoir rien à attendre de lui : je n'étais pas ce qu'il recherchait. Malgré ce constat évident, au bout de quelques instants, je me suis engagé sur le chemin où le latino avait disparu. Je me sentais irrésistiblement attiré pas son visage, et cette queue dressée entre ses cuisses ajoutait a présent à mon désir.
Il y avait dans cette partie de la forêt de nombreux sentiers qui partaient dans des directions différentes, je ne savais pas lequel il avait emprunté, pour comme je le pensais, échapper à ma présence. J'avais repris mon pas de promeneur, pensant que c'était cuit, que je ne le reverrais plus, lorsqu'au détour d'un gros chêne je suis tombé sur deux mecs, parfaitement nus qui se faisaient face. L'un était debout, l'autre, un vieux bien en chair, se tenait à genoux et pompait goulument le dard de celui qui n'était autre que le jeune latino. Celui-ci m'a regardé passer sans paraitre dérangé par ma présence, affichant une impudeur presque insolente. J'ai continué à marcher en me retournant à plusieurs reprises. Le garçon avait un corps qui n'allait pas avec la beauté éclatante de son visage : de grosse cuisses, un tronc tout en rondeur, un ventre bombé, un physique disgracieux, ce constat expliquaient sans doute ses choix improbables.
L'envie de revenir sur mes pas était plus forte que la certitude que ce garçon ne voulait pas de moi. Au bout de quelques pas je me suis arrêté. En me retournant j'ai aperçu, à travers les feuillages, leur silhouette dans la position où je les avais laissé. Je suis resté un instant, partagé entre crainte et la tentation, cherchant un sentier qui me permettrait de m'approché d'eux sans qu'il le remarque : J'étais excité à l'idée se savoir comment allait se terminer ce qui n'était rien d'autre qu'un vulgaire plan cul. Qui du jeune ou du vieux, prendrait l'autre. La question me taraudait.
J'étais dans cet état fébrilité intense lorsque soudain, je l'ai aperçu. Il marchait dans ma direction, tenant ses vêtements roulés en boule dans une main, la pine dressée en l'air. Il y avait dans ce jeune garçon, marchant complètement nu au milieu de la nature, et en pleine érection, un charme gracieux et un érotisme fascinant. A chaque pas, son sexe raide comme une branche se balançait de droite et de gauche, à la façon d'un métronome. Plutôt que de choisir un autre chemin qui lui aurait permis de m'éviter, le garçon s'est dirigé vers moi, le visage serein, ingénue. Arrivé à ma hauteur, il a tourné vers moi son regard noir et sans ralentir a poursuivi son chemin. Moi pétrifié, je baissais les yeux et dévorais son membre tant convoité.
Au bout de quelques mètres il s'est arrêté, s'est tourné de mon côté à sorti un slip blanc de ses vêtements roulés en boule et alors qu'il s'apprêtait à l'enfiler, il a jeté un regard dans ma direction, a hésité, à laissé tomber ses affaires à ses pieds et s'adossant à un arbre il a pris son sexe dans sa main et s'est mis à s'asticoté. C'était mon tour. Le cœur battant, les jambes raides, je me suis avancé jusqu'à lui, face à ce corps nu qui s'offrait à moi.
Sa queue était raide et parcouru de veines saillantes, son gland circoncis sombre et turgescent. Je me suis penché, j'ai attrapé son manche et je l'ai avalé. Il était dur comme du bois et laissait dans la bouche un goût poivré. Le garçon avait du prendre une douche avant de venir, car de sa peau émanait une odeur de sueur fraiche, exaltante. Tout en me donnant à ma besogne, j'inspectais son corps. Sans être obèse il avait des rondeurs inattendues pour un garçon de son âge, de grosses fesses bombées et molles, couvertes d'un fin duvet, un torse glabre mais empâté. Sa toison pubienne était faite de poiles noirs, durs, tondus à la façon d'une barbe de trois jours, tout comme les poiles qui couvraient ses bourses à la peau épaisse et ridées. Tout cela était un peu décevant et tranchait désagréablement avec le charme de son visage et de sa jeunesse.
Le drame avec les fantasmes c'est qu'ils s'effacent lorsque l'on s'approche d'eux, quand ils se réalisent. J'avais voulu ce garçon, j'avais jalousé ceux à qui il s'était offert avant moi et à présent qu'il était à moi, maintenant que je pouvais passer ma main sur son corps, lécher sa peau, gouter son sexe, je ne savais plus quoi en faire et, tout en suçant sa verge mécaniquement - mais en essayant de m'appliquer- je me demandais comment mettre fin à cette rencontre sans déchoir. Ce que j'attendais est arrivé. Sentant mon manque d'appétit, le garçon a repris son sexe dans sa main, c'était le signal de la fin. Je me suis relevé et je suis parti sans me retourner.
Cela faisait des mois que je n'avais pas touché un garçon alors passés les premiers instants de vide et de confusion qui ont suivi cette rencontre aussi inespéré que décevante, je m'en suis senti réconforté.
19:37 Écrit par patblog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.07.2011
Pour mieux revenir vers lui...

Ce vendredi, dernier jour de la semaine, il ne s'était rien passé avec Nicolas. Nous nous étions dit bonjours devant la machine à café, c'est tout. Après déjeuner je suis remonté à mon bureau, j'ai rangé mes affaires, je ne travaille pas les vendredi après-midi. J'ai pris mon sac, j'avais l'esprit morose à l'idée de partir, de laisser ce garçon derrière moi ; j'ai mis ma casquette et j'ai rejoins les ascenseurs. Dans le hall je guettais le couloir, espérant encore que Nicolas viendrait à passer. Contre toute raison j'avais envi de le revoir, une dernière fois avant ce long week-end, d'emporter son regard avec moi. Les portes de l'un des ascenseurs se sont ouvertes, je suis monté et me suis adossé à la cloison, le sac en bandoulière, la casquette négligeâmes posé sur la tête. A cet instant, les portes de l'ascenseur qui me faisait face se sont ouvertes. Un bruit de discussion en est sorti suivi de trois collègues et de Nicolas. Les trois collègues ne m'ont pas prêté attention, mais Nicolas en passant m'a reconnu et tout en discutant, il a de nouveau tourné la tête vers moi, avec dans le regard de la curiosité, non de la surprise plutôt et comme une sorte de plaisir à me voir.
Cela paraitra sans doute stupide ou enfantin au commun des Pd, cette importance que l'on prête à un regard, un instant d'attention, qui ne veut peut être rien dire ; mais au milieu de ma solitude, cet instant d'attention, ce regard qui est revenu se poser sur moi, qui me regardait avec cette sorte d'intérêt que l'on prête à ceux qui ne nous laisse pas indifférent, venant de ce garçon, de lui, c'était comme un verre d'eau au milieu de l'été, un rayon de soleil dans un ciel de novembre et cela vaut tellement plus à mes yeux que tous ces plans cul que j'ai connu dans les saunas, les backrooms des bars du marais, au milieu de l'odeur acre et fétide des corps et…du reste.
Comme c'est devenu mon habitude, tous les vendredi après-midi, je vais faire un tour dans Paris. Rue vieille du temple, rue de la Verrerie, des Lombards, puis j'ai pris Quai de Gesvres jusqu'aux Tuileries en longeant les bouquinistes. L'un deux installé près du pond Neuf était un jeune à la peu mate, aux traits fins, au regard ténébreux. Sous son œil droit se dessinait une petite cicatrice en forme de croissant qui loin de gâcher l'harmonie de son visage lui conférait un charme inattendu.
Je dévorais du regard tous les garçons que je croisais. Sur les quais des Tuileries, je me suis installé sur un de ces bancs lisses comme du marbre qui font face à la Seine et j'ai allumé ce qui me restait du cigare que j'avais commencé à fumer la veille. Je regardais passer les péniches et les vedettes parisiennes charges de touristes bruyants qui mitraillent les berges, quand j'ai vu arriver deux jeunes garçons qui remontaient les quais. Ils pouvaient avoir seize ans ou peut être dix sept. L'un deux était d'une beauté remarquable. Une peau blonde, des cheveux châtains clairs, longs et bouclé parcourus de veines plus sombres entourant un visage angélique au regard malicieux, à l'œil coquin. Ses jambes qu'un short blanc offrait à ma vu étaient minces, fuselées et couvertes d'une pilosité drue et frisée, une particularité inattendue chez un garçon de cet âge et qui le rendait plus excitant encore. En passant à ma hauteur, il a tourné la tête vers moi, ce qui lui a valu une remarque de la part du garçon qui l'accompagnait, l'autre à rigolé. Plus loin il s'est retourné et m'a jeté un dernier regard par-dessus son épaule.
Ce n'est pas par esprit volage que je dévore tous ces garçons d'un regard rêveur que je lèche leurs cuisses musculeuses couvertes de poils fins et soyeux joliment peignés, que je lorgne leur torse moulé par des tee shirts étriqués où saillent des tétons pointus, ces visages éclatant d'une beauté jamais semblable. Il n'y a là aucune frivolité. Simplement j'avais besoin de cette balade dans ce Paris que j'aime, où il est permit de croiser le regard d'un garçon sans que celui-ci y prenne ombrage, pour échapper à cette morosité où le souvenir de ce garçon, Nicolas et la pensée de ne pas le revoir avant de longs jours m'auraient immanquablement plongé.
Oui, c'est cela : j'ai besoin de me changer les idées, de me retrouver parmi tous ces garçons sous le soleil de juillet pour ne pas sombrer dans la mélancolie, pour me laver l'esprit et le cœur de ce qui deviendrait une langueur et, ainsi mieux revenir vers lui.
20:28 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2011
"S'il regard les garçons c'est qu'il est Pd !"
En entrant dans la cantine, j'avais une petite idée derrière la tête, j'ai jeté un regard rapide du côté de la salle, je ne l'ai pas vu. J'ai pris mon plat et je me suis installé à la même place que la dernière fois au fond de la cantine ; de là mon regard balayait l'ensemble ou presque des tables.
J'avalais mon repas sans appétit. Le steak était à peine tiède, les frites ne valaient pas mieux et je trempais la viande comme les légumes dans le ketchup ou dans la moutarde pour avaler le tout. Je l'ai aperçu tout à coup. Il était installé avec les mêmes collègues que la dernière fois, à une table placé perpendiculairement à la mienne et près de l'entrée, si bien que je me suis demandé comment j'avais pu ne pas l'avais remarqué en entrant. Mon cœur se nourrit de petits mystères pour brouiller la solitude. Lui par contre, placé face à l'entrée, ne pouvait pas ne pas s'être aperçu de mon arrivée. A partir de là je n'ai plus cessé de l'observer tout en mâchant ma viande. Secrètement, j'espérais un geste, un signe. Deux jeunes sont arrivés avec leur plateau et sont passés devant leur table. L'un deux m'est familier, il fréquente la salle de sport et nous venions de passer une heure à nous lorgner du coin de l'œil et ce jour là il portait une chemisette blanche, tombant sur son jean, comme moi. Quant ils sont passé, Nicolas à relevé la tête et les a suivi du regard comme je l'aurais fait moi-même devant deux jeune mecs plutôt mignons.
Je me souviens de ce que m'avait répondu un copain gay au caractère très pragmatique dans une situation semblable : "s'il regard les garçons c'est qu'il est Pd ! ".
Logique non ?!
Le comportement de Nicolas m'intriguait. Ses yeux revenaient sans cesse vers la table où les deux jeunes s'étaient installés. Puis soudain, il s'est détaché d'eux et s'est mis à regarder plus à gauche, tournant la tête, autant qu'il le pouvait, en se tordant le cou, comme s'il cherchait quelqu'un dans la salle, mais discrètement, sans en avoir l'air. Il a rencontré mon regard et a poursuivi son tour d'horizon comme s'il ne m'avait pas vu. Et là, je me suis reconnu, j'ai reconnu ma propre indifférence, lorsque je cherche un garçon mais que je ne veux pas le lui montrer. C'est un instant magique que de se reconnaitre dans le regard, de celui que l'on aime, quant il se pose sur nous.
19:58 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2011
Un ascenseur providentiel.
Hier, j'ai vu Nicolas à la cantine. Quand je suis rentré dans le réfectoire je l'ai tout de suite reconnu. Il était installé avec quatre autres collègues, dont notre manager, près de l'entrée. Il était de dos, il ne m'a pas vu. Mon plateau dans les mains je me suis installé au fond de la cantine, face à la salle, face à lui. Il ne pouvait pas ne pas me remarquer.
Pas une fois mon regard s'est aventuré de son côté, je le snobais. En ressortant, je suis passé à côté de leur table sans les voir, sans le voir.
J'ai peur de lui, peur de Nicolas. De sa réaction, de cette indifférence qui à chaque fois creuse un vide en moi, de son regard, de son charme qui me fait chavirer, alors pour me protéger je cherche à l'éviter.
Je suis repassé par la salle de sport pour prendre mon sac avant de remonter au bureau puis je me suis rendu au pied de ma tour et j'ai attendu l'ascenseur. Quand les portes se sont ouvertes, j'ai pensé : "Ben mince c'est pas ma veine !". Dans la cabine il y avait Nicolas et les collègues avec qui il avait déjeuné. L'ascenseur descendait, moi je montais. Mon chef m'a fait signe de monter:
- " Viens ! ".
- "mais moi je monte !, je ne voulais pas me retrouver si près, trop près de Nicolas".
- "C'est pas grave après il remontera !".
Je n'ai pas bougé, les portes se sont refermées et j'ai entendu mon chef qui bougonnait après moi.
Seul dans le hall des ascenseurs, je songeais à cette scène grotesque dans laquelle le hasard m'avait mis, à cette attitude négative que j'avais eue devant mes collègues, devant Nicolas, devant mon chef, quand les portes se sont de nouveau ouvertes. Les mêmes étaient devant moi et cette fois je n'avais plus le choix, il fallait que je monte. J'ai fais à mon chef sur le ton de l'humour : " Hé ! Les ascenseurs c'est pas un jeu !".
J'ai serré la main à tous, je n'en avais encore vu aucun de la journée. Au moment de tendre la main à Nicolas, des gens sont montés, nous nous sommes retrouvés tassés, et un bras s'est placé entre nous ce qui m'a empêché de finir mon geste. On a échangé un petit mouvement des épaules et un sourire qui voulait dire : "Ben tant pis…".
Je me sentais soudain tout guilleret, et comme c'est souvent le cas dans ces moments délicats, j'ai pris le contre pied de la situation et me suis mis à faire l'intéressant. A chaque blague que je sortais tous mes collègues rigolaient, y compris Nicolas, dont je n'osais toujours pas croiser le regard alors que lui me dévorer des yeux en affichant un large sourire.
Arrivé à notre étage, je suis sorti en premier et sans attendre suis rentré dans mon bureau.
19:54 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2011
Partir avec Air France.

La galère a commencé à Orly. J'étais portant arrivé suffisamment tôt pour éviter le stress des départs. A l'enregistrement des bagages, sur sept comptoirs, seuls trois étaient ouverts. L'organisation d'Air France, pour un jour de grand départ me laissait dubitatif. Derrière chaque hôtesse il y avait un type en chemisette blanche et cravate qui était censé résoudre les problèmes insurmontables des passagers. Bon, un type qui ne servait à rien sinon à faire du vent et qui aurait été plus utile s'il avait bossé derrière un guichet d'enregistrement. Une autre chemisette blanche qui s'occupait de prendre en charge les passagers que l'on attendait pour fermer les portes de l'avion, courrait dans tous les sens avec son talkie-walkie collé à l'oreille.
Dans les aéroports les gens on des problèmes insurmontables. On les voit s'aligner dans la file d'attente avec des chariots bondés de bagages ; à croire qu'ils déménagent. Arrivé devant l'hôtesse ils découvrent, ébahis, qu'il y a un nombre maximum de bagages par passager et qu'au dessus d'un certain poids il y a une surtaxe à payer. Résultat, ils ferraillent, bataillent, s'engagent dans des palabres interminables et sans espoir, monopolisent un guichet (un des rares à être ouvert), pendant des minutes qui paraissent des heures, pour finalement, découvrir un peu tard qu'ils auraient dû se renseigner avant de venir.
Je trépignais, maugréais, dans la file d'attente où même les jolis garçons en pentacours ne parvenaient pas à détourner mon regard de ce constat ridicule, que les français sont des beaufs, des cons. Je vous assure que c'est vrai : les gens sont des cons, il suffit de se rendre dans un aéroport un jour de grand départ pour s'en convaincre.
Je regardais ma montre nerveusement, l'embarquement sur mon vol avait commencé. J'ai fini par déposer mon sac sur le tapis, tant attendu, avec un soulagement que certains peuvent imaginer. Mon enregistrement a pris une minute, montre en main.
Je vote des deux mains pour que l'on réserve des comptoirs pour les gens qui comme moi n'ont qu'un bagage à enregistrer. La même formule que dans les supermarchés où l'on trouve des caisses pour les paniers ou les moins de dix articles.
Je me suis dirigé en courant, dans la direction que l'hôtesse m'avait indiqué, j'ai passé le contrôle sous l'œil inquisiteur de quelques agents de sécurité au regard toujours aussi inculte, j'ai eu l'espace d'un instant le sentiment d'être un terroriste et j'ai sautais dans mon avion en me posant cette question imbécile, comme à chaque fois que je prends les airs : est-ce que je suis dans le bon vol ?!
Mais je n'étais pas au bout de mes déboires. Comme de bien entendu l'avion avait du retard. Trente minutes après l'heure prévue pour le décollage, il quittait seulement son air de stationnement. Ces retards sont devenus presque traditionnels dans les aéroports.
19:47 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2011
Week end à Toulouse.
Même pas peur !
Ca me fait drôle de penser que ce soir je serais à Toulouse. Je passe le week-end en famille. Au menu, les vingt ans de ma filleule, l'anniversaire de ma mère, ainsi que de ma belle sœur. Distance oblige, on cumule les évènements.
Je m'y rends en avion, pas d'autre solution pour un si bref séjour. Prendre l'avion me stresse toujours un peu. Il faut trouver son vol sur les écrans d'affichage, enregistrer son baguage, passer le contrôle en tenant son pantalon, espérer que le vol n'est pas de retard. Par ailleurs, j'aime l'ambiance des halls d'aéroport. Les gens sont différents, plus proche, plus libérés. Enfin c'est mon impression.
La dernière fois que j'ai pris l'avion, en avril, le taxi m'a déposé devant le terminal Ouest. Là sur le trottoir deux jeunes garçons dans les bras l'un de l'autre échangeaient de tendres baisés, se laissaient aller à quelque effusions sentimentales. Ca sentait le départ, le moment des adieux et ils étaient beaux ces deux amants serrés l'un contre l'autre, émouvant, comme dans la chanson de Brel "Orly".
Le chauffeur de taxi m'a fait :
- Vous avez vu ça ?! C'est rare de voir ça !". Il a ajouté : "Décidément il n'y a plus de tabou".
D'un ton très détaché j'ai répondu :
- ben, c'est plutôt une bonne chose, non ?!
- A oui, ça c'est plutôt une bonne chose !
Je ne sais pas s'il était sincère, ou s'il modérait ses propos devant un client, mais s'il pensait ce qu'il venait de dire, venant d'un chauffeur de taxi c'est plutôt rassurant.
Dans cinq heures je serai en l'air, entrain de lorgner un joli garçon qui n'aura pas manqué de s'installer dans mon giron. Rien que d'y penser je me sens tout guilleret.
Ce soir je dînerai sur une terrasse au bord d'une piscine (dans le sud ils ne peuvent pas s'empêcher de se faire construire des piscines), puis échappant à l'emprise de ma filleule – dont je vais finir pas me demander si elle n'est pas amoureuse de moi- je m'assiérai dans l'herbe au bord d'un petit ruisseau qui coule en bas de la propriété et j'allumerai un cigare.
10:04 Écrit par patblog dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






